160 journalistes veulent censurer Zemmour et le rendre invisible

Il ne se passe pas un seul jour sans que la sphère médiatique ne se vautre dans la bassesse et la médiocrité, en violant toutes les règles d’éthique qui encadrent cette profession.

Quand on lit cette Charte professionnelle, on ne peut qu’y adhérer, tant elle porte haut les valeurs morales du journalisme. Mais cela, hélas, c’est uniquement sur le papier. Beaucoup le violent.

Car dans la réalité, le mensonge, la mauvaise foi, le procès d’intention, l’amalgame et même l’insulte, sont au menu de certaines salles de rédaction.

Il suffit de voir comment a été traitée la magnifique vidéo du candidat Zemmour. Un monument de patriotisme, aussitôt trainé dans la boue par quelques ignares, totalement inconscients de la menace existentielle qui plane sur la pays.

Voici l’essentiel de cette Charte d’éthique professionnelle, dont s’affranchissent certains journalistes, au nom de la pensée inique :

https://www.snj.fr/content/charte-d%E2%80%99%C3%A9thique-professionnelle-des-journalistes

Un journaliste digne de ce nom :

• Tient l’esprit critique, la véracité, l’exactitude, l’intégrité, l’équité, l’impartialité, pour les piliers de l’action journalistique ;

• Défend la liberté d’expression, d’opinion, de l’information, du commentaire et de la critique…

On aimerait que ces quelques principes élémentaires qui régissent l’exercice de la fonction journalistique, soient respectés par ceux qui sont censés nous informer. On en est loin.

Quand la presse de gauche s’engage politiquement, c’est « pas de quartier » !

C’est ainsi que 160 journalistes ont signé, parfois anonymement, une tribune sur un blog Médiapart, pour invisibiliser Zemmour, sans le nommer.

Parfois anonymement, car le courage de ses idées a ses limites, même quand on est journaliste et qu’on prétend imposer sa morale politique. Et après tout, sait-on  vraiment qui sera président en 2022 ? Prudence, donc. Pas de témérité superflue.

https://youtu.be/BhvTPhRgq0s

Voici ce que nous vendent ces modèles de vertu, défenseurs des opprimés :

https://blogs.mediapart.fr/journalistespascomplices/blog/231021/journalistes-nous-ne-serons-pas-complices-de-la-haine

Journalistes, nous ne serons pas complices de la haine

Nous, journalistes respectueux-ses des valeurs démocratiques, considérons qu’il n’y a pas à débattre avec les personnes prônant des idées fascistes, racistes, xénophobes, sexistes, homophobes et négationnistes mais seulement à les combattre et/ou les invisibiliser.

En ces temps de campagne présidentielle qui véhiculent toujours plus d’idées nauséabondes et contraires au respect des droits humains, nous, journalistes socialement engagé-es pour la défense de ces droits fondamentaux, nous désolidarisons des grand-es patron-nes de médias, directeurs et directrices de rédaction, animateurs et animatrices, chroniqueur-ses, confrères et consœurs qui tendent avec jubilation micros et caméras à des personnalités publiques vomissant leur haine de l’autre. Personnalités dont l’une a déjà été condamnée par la justice pour provocation à la haine raciale.

Nous sommes conscient-es que bon nombre de nos confrères et consœurs qui travaillent pour ces médias, s’ils et elles demeurent silencieux-ses pour des raisons qui leur appartiennent, notamment dues à la précarité grandissante du métier, ne sont pas en accord avec cette pratique du journalisme qui consiste à créer un ou des monstres. Il est clair que certain-es ont essayé de le faire savoir à leur hiérarchie. Nous leur apportons notre soutien par cette tribune et les invitons à signer sous pseudonyme s’ils et elles le souhaitent.

Nous, journalistes, considérons par ailleurs que les grand-es patron-nes de médias, directeurs et directrices de rédaction, animateurs et animatrices, chroniqueur-ses, confrères et consœurs qui ont créé ce gouffre professionnel et éthique, cette insulte au métier, en toute connaissance de cause, jouent délibérément un rôle dans la montée du fascisme, du racisme, de l’antisémitisme, des LGBTQIphobies et de la misogynie en France et qu’ils et elles en seront en partie responsables. Offrir à ces personnes un boulevard pour leurs agendas, leur proposer tribunes, articles et émissions dans des dizaines de médias contribue à répandre et banaliser ces idéologies haineuses, et à façonner des candidat-es et des opinions.

Nous, journalistes respectueux-ses des valeurs démocratiques, considérons qu’il n’y a pas à débattre avec les personnes prônant des idées fascistes, racistes, xénophobes, sexistes, homophobes et négationnistes mais seulement à les combattre et/ou les invisibiliser. Et que cela est aussi le rôle des journalistes de ne pas faciliter ces diatribes hideuses.

Nous, journalistes, choisissons de nous placer du côté des droits humains, des droits de toustes les humain‧e‧s. Nous ne parlons pas à la place des personnes concernées mais pouvons aider à la prise en compte de la parole de celles et ceux dont la voix est méprisée ou invisibilisée. Nous pouvons contribuer à la rendre audible. Nous sommes du côté de celles et ceux que les politiques et leurs décisions désignent comme les « minorités », alors que ces minorités représentent en réalité la majorité des citoyen-nes de ce pays. Nous assumons notre subjectivité et nous plaçons donc du côté des personnes précaires, des personnes persécutées, opprimées et marginalisées, des personnes LGBTQI+, des travailleur-ses du sexe, des personnes racisées, des juif·ve·s et des musulman·e·s de France, des migrant·e·s, des personnes victimes de violences policières.

Par les paroles que nous portons, les images que nous filmons, les reportages que nous montons, les articles que nous écrivons, nous nous positionnons aux côtés de celles et ceux qui vivent ce que nous décrivons et non du côté des faiseurs et faiseuses de buzz et d’audimat au mépris du respect des valeurs humanistes et des identités multiples.

Ce métier que nous faisons chaque jour avec intégrité et professionnalisme ne peut être un tremplin pour les idées d’extrême droite, idées qui excluent de fait les personnes susnommées. Si la neutralité journalistique n’existe pas, la subjectivité, elle, tout comme la liberté d’expression, ne peuvent en aucun cas servir de caisse de résonance aux pires moments de notre histoire pour en faire un revival infect, simplement pour le plaisir de l’audience.

Vous, grand-es patron-nes de médias, directeurs et directrices de rédaction, animateurs et animatrices, chroniqueur-ses et journalistes qui acceptez de recevoir ces personnes ad nauseum, êtes complices de la pire des idéologies. Vous la portez, la banalisez, la sublimez, la valorisez, l’encouragez.

Nous ne pouvons rester les bras croisés face à cette perversion de notre métier et à la surenchère actuelle. Nous continuerons à porter nos valeurs, fussent-elles plus difficiles à faire entendre du fait de la puissance de frappe de certains médias mainstream. Mais aujourd’hui existent heureusement en France un certain nombre de grands médias indépendants qui ont fait ce choix d’être socialement et humainement engagés, et nous les en remercions.

Nous, journalistes, sommes très au clair sur nos combats : la haine, l’exclusion, les discriminations tuent. Les mensonges portés par vos champions instillent un climat aussi anxiogène que dangereux dans l’agenda politique et polarisent les opinions de manière dramatique.

Nous, journalistes promoteurices des droits humains, combattrons ces idées rances et dangereuses.

Nous, journalistes promoteurices des droits humains, ne nous tairons pas.

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Lire autant de propos délirants laisse pantois. Zemmour n’est pas nommé, mais qui d’autre que lui est étiqueté « fasciste, raciste, xénophobe, sexiste, homophobe, négationniste » ? Curieusement, ils n’ont pas ajouté « islamophobe, néo-nazi ou taliban » ( radio Kaboul )

Bref, ces démocrates modèles veulent tout simplement museler Zemmour, car lui tendre un micro cela revient à fabriquer un monstre porteur de haine, le nouveau Frankenstein.

Quoi de plus noble que de rendre Zemmour invisible ? C’est le nouveau débat démocratique.

Tout en bêlant au retour des années 30, ces professionnels du Bien veulent tout simplement tuer la démocratie. Le débat d’idées, c’est pas leur truc. Il est vrai que face à Zemmour, ils seraient laminés.

Donc le meilleur combat c’est l’esquive, en interdisant Zemmour d’antenne. C’est géant !

Seuls les débats entre clones biberonnés au politiquement correct et d’accord sur tout, pourront échanger.

Le pire est que ces illuminés prétendent exercer leur métier avec intégrité et professionnalisme.

Je vais vous dire messieurs et mesdames signataires de cette tribune,

Si j’avais exercé mon métier avec le même professionnalisme que le vôtre, il y a longtemps que je serais au fond de l’Atlantique avec mes 300 passagers.

Relisez la Charte d’éthique qui encadre l’exercice de votre métier. Vous la violez honteusement.

Vous n’avez vraiment rien compris à votre job. Mais je préfère laisser à Marianne le soin de vous l’expliquer, car c’est leur métier. Vous salissez votre profession.

https://www.marianne.net/politique/droite/la-democratie-cest-pas-complique-plus-de-150-journalistes-veulent-censurer-eric-zemmour

Jacques Guillemain

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