La vérité sur l’esclavage et l’Afrique

Le fond de la revendication noire aux Etats-Unis et en France est l’esclavage. Cela se comprend des noirs américains, bien qu’aucun de ceux qui font la révolution dans les centres villes aujourd’hui pour le compte de l’extrême gauche démocrate américaine n’ait connu l’esclavage autrement que par ouï-dire et par les livres.

Quant aux Africains, souvent franco-africains, qui dénoncent l’esclavage en France, ils oublient que les esclavagistes, ceux qui capturaient, stockaient et vendaient les esclaves étaient tous soit africains, soit arabes. Les bateaux qui venaient chercher les esclaves noirs sur les côtes de l’Afrique de l’Est étaient arabes, sur les côtes d’Afrique de l’Ouest, bordelais, nantais, ou anglais, mais ce n’étaient que des « clients », pas les esclavagistes et ils achetaient pour exporter vers l’Amérique et revendre là-bas.

Et quand ces mêmes franco-africains critiquent le Code noir, ils oublient que celui-ci a été créé pour interdire les excès dans l’exploitation coloniale des esclaves, donc améliorer leur sort, et ce jusqu’à l’abolition de l’esclavage par la France. Mais qu’en même temps, un code religieux de l’esclavage le recommandait et le justifiait depuis le VIIIème siècle : le Coran. Ce Coran interdit de mettre en esclavage les musulmans, et beaucoup d’Africains sont musulmans, mais les juristes musulmans trouvèrent vite le moyen de contourner l’interdiction : les Noirs, même musulmans, étant des êtres inférieurs, ils peuvent donc être mis en esclavage.

L’ESCLAVAGE, UNE CONSTANTE DANS L’HISTOIRE DU MONDE

L’origine de l’esclavage remonte loin dans l’histoire. Dans les sociétés tribales des origines, et encore parfois celles d’aujourd’hui, l’ennemi était tué, et même parfois mangé, on ne pouvait pas s’encombrer d’une bouche inutile alors que la famine était une menace permanente.

Le prisonnier a été mis au travail forcé quand le développement de l’agriculture ou des périodes de réchauffement climatique favorisant la végétation ont entraîné une surproduction agricole et un développement démographique. L’idée de garder plus l’hommes pour la guerre et la défense de la tribu en les remplaçant par des prisonniers en esclavage est vite venue à l’esprit des chefs. Ce fut le cas en Papouasie dans les plaines inondables, mais en Nouvelle-Calédonie, par exemple, seulement dans les plaines de l’Ouest, région de Buraï, où un Grand chef décida un jour « on ne mange plus les prisonniers, on les fait travailler dans les tarodières » (1).

Toutes les civilisations ont connu et pratiqué l’esclavage, soit comme élément économique pour plus de production agricole ou minière, voire militaire comme dans les armées de l’empire perse ou de Rome, soit, dans les civilisations et classes riches, pour un usage domestique, serviteurs, gardes, maîtresses.

En Afrique l’esclavage fut d’abord africain-africain. On gardait les hommes de la tribu vaincue pour augmenter la capacité de production agricole du chef qui avait ainsi la capacité sociale de fidéliser ses sujets en leur apportant un supplément de nourriture. Mais aussi les filles raflées étaient fécondées pour augmenter à terme l’effectif guerrier de la tribu.

Toutes les civilisations ont pratiqué l’esclavage. Le premier document interdisant l’esclavage est du à Cyrus le Grand, empereur de Perse qui l’inscrivit sur « le cylindre de Cyrus » (2) , en terre cuite et conservé au British Museum.

Cyrus venait de conquérir Babylone où les Juifs étaient maintenus en esclavage et voulait les renvoyer « à Sion », leur pays, aujourd’hui la Palestine.

LA PREMIÈRE INTERDICTION EUROPÉENNE DE L’ESCLAVAGE EST FRANÇAISE

La seconde interdiction est due à la reine franque Bathilde. D’origine saxonne, elle fut capturée adolescente par des pirates dans la Manche. Constatant sa beauté exceptionnelle, ils la mirent sur le marché comme produit de super luxe, et vierge ! Elle fut achetée par un marchand d’esclaves, Erchinoald, qui voulut d’abord en faire sa maîtresse, mais elle refusa et s’enfuit. Il la retrouva et la revendit à la reine mère du jeune roi franc Clovis II qui voulait déniaiser son fils avant de le marier à une princesse. Intelligente, Bathilde comprit que c’était la chance de sa vie. Les nuits qu’elle fit passer à Clovis II furent si chaudes qu’il épousa son esclave dont il ne pouvait plus se passer. Le historiens sont d’accord pour convenir que ce fut elle la cervelle du couple royal (celle de son mari aurait-elle changé d’étage ?) et en même temps elle donna trois fils à Clovis II ce qui assura son avenir d’ex-esclave.

Clovis mort, elle fut déclarée régente et abolit aussitôt l’esclavage. C’était au VIème siècle (3).

L’ESCLAVAGE DEVIENT LA RÈGLE DANS L’EMPIRE ISLAMIQUE

À partir du VIIème siècle, la traite arabo-musulmane s’impose et double la traite interne aux tribus et royautés africaines. En Afrique de l’Est d’abord, puis au Maghreb et dans la partie nord de l’Afrique noire. Mais aussi sur tout le pourtour de la Méditerranée à partir des ports de l’Afrique du Nord, Alger, Oran, Tunis, Tripoli.

On estime à un peu plus de deux millions le nombre d’esclaves blancs acheminés en Afrique depuis la côte française, espagnole, italienne, et du CaucaseEn fait, la mise en esclavage des blancs par les arabes a existé avant la traite Atlantique vers l’Amérique.

Mais la mise en esclavage des noirs par les arabes fut bien plus importante, environ vingt millions rien que pour l’Afrique de l’Ouest si l’on compte le trafic actuel de la Mauritanie et du Mali (4) vers les pays arabes et celui de la Libye vers l’Europe.

Il faudrait y jouter les millions d’esclaves, souvent châtrés, partis d’Afrique de l’Est, notamment de Zanzibar (5) vers la péninsule arabique, mais les chiffres sont peu fiables et très variables suivant les historiens.

Cela montre que les hurlement racistes (« sales juifs ») des militants racialistes dans les rues de Paris avec l’équipe des amis de la famille Traoré, ainsi que leurs reproches de racisme, d’esclavagismes et de pillage de l’Afrique par les Français sont malvenus et témoignent d’une méconnaissance grave de l’histoire de l’Afrique.

Ils devraient écouter ce que dit l’africaniste Kémi Séba : « arrêtez de vous mettre vous mêmes en situation d’esclavage en allant en Europe vivre aux crochets des Français grâce au laxisme de leur État, et rentrez travailler en Afrique où vos villages, privés de leurs jeunes hommes plongent dans la misère ».

Et aussi, cette jeune femme camerounaise qui leur explique par son exemple que quand on vient en France et qu’on travaille pour montrer son désir de s’intégrer dans le pays, même, et elle le prouve, en gardant son africanité, on n’y est victime d’aucun racisme. Celui-ci naît, dit-elle, de l’image que les Africains donnent d’eux-mêmes : paresseux, violents voleurs, etc.

1 : Yves Rieu, historien, histoire de Bourail (autrefois Buraï) https://www.lnc.nc/article/sud/bourail/yves-rieu-a-presente-son-livre-sur-bourail

2 : Le cylindre de Cyrus est daté de – 569. Les babyloniens partis conquérir l’Égypte avaient conquis la Palestine sans difficulté et au retour emmené le peuple Juif en esclavage. Il n’y avait à l’époque aucun arabe en Palestine, il n’y eut donc aucun esclave arabe.

3 : Bathilde inscrivit dans la loi que l’achat et la vente d’esclaves étaient définitivement illégaux, sans toutefois obliger les propriétaires, souvent d’ancienne origine gallo-romaine, des grandes exploitations d’affranchir les leurs immédiatement. Le système finit par s’éteindre de lui même. Quant aux captifs venus de l’étranger et proposées à la vente, elle décrète qu’ils deviennent obligatoirement libres sur le sol des Francs. Elle s’efforce d’interdire la vente des enfants, et essaie aussi de faire interdire la vente d’esclaves chrétiens sur les marchés extérieurs. Elle racheta elle-même de nombreux captifs. Elle ordonna aussi de relâcher les chefs de famille emprisonnés pour dette fiscale.

4 : Le président actuel du Mali, Aboubacar Keita, grand ami de François Hollande, vient de refuser une loi qui proposait d’interdire le commerce des esclaves au Mali.

5 : À Zanzibar, l’ancien marché aux esclaves situé à proximité du palais royal a été fermé. Pour 20 $ le taxi vous y emmène mais il n’y a plus rien à voir à part quelques chaines aux murs. Avec 30 $ de plus il vous emmène hors de la ville au nouveau marché dont la visite est  interdite. Mais en négociant avec le gardien, on peut jeter un coup d’œil à l’intérieur et l’on y voit de jeunes noirs enchaînés, venant du Zimbabwe et autres pays côtiers, mais en petit nombre, le trafic a beaucoup diminué.

L’Imprécateur
3 juillet 2020

Admin

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