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La France se meurt… Où sont les responsables?

Chaque défi qui se pose à notre pays est traité selon les méthodes apprises à l’ENA. Le problème est que cette école fut créée pour former les « grands commis de l’Etat », c’est-à-dire les hauts fonctionnaires et non les élus et futurs dirigeants politiques !
Or, une porosité malsaine s’est installée au fil des années entre les énarques fonctionnaires et les dirigeants politiques. De mauvaise habitudes ont été prises : on passe allègrement d’une caste à l’autre, en profitant de la fameuse et inique « mise en disponibilité » permettant à tout haut-fonctionnaire de se faire élire et de récupérer son poste à tout moment de sa vie (augmentations indiciaires incluses) en cas de nécessité.
 
Ne manquez pas à ce sujet de visionner, dans la vidéothèque de Minurne, la vidéo n°6 de Hollande, déja pathétique et bouffi de sottise, s’auto-congratulant pour avoir abandonné son petit poste tranquille de Conseiller Référendaire à la Cour des Comptes afin se faire élire député et d’embrasser une carrière politique.
On a vu ce que ça a donné…

Le drame est que si, à l’ENA, on apprend à gérer (très mal) l’administration, on n’y apprend pas à affronter les crises majeures, et encore moins l’amour de son pays (ce qui est inné, et se fait de plus en plus rare) ainsi que la volonté farouche de le protéger et de le défendre contre l’imprévu et l’adversité.
Il manque cruellement à ces nouveaux dirigeants issus de l’énarchie ce qu’on pourrait  appeller « l’intelligence des situations ». On en voit hélas les conséquences : un peu plus de 3 années de macronisme et le pays est à terre. Avec 5 fois plus de morts qu’en Allemagne (pourtant plus peuplée) et une chute de PIB inconnue depuis les années 40, la France va sortir exsangue de la crise sanitaire.
On tremble à l’idée que les codes nucléaires soient entre les mains d’un petit marquis mal élu, inculte et inexpérimenté, qui montre chaque jour son incompétence, dans à peu près dans tous les domaines.

L’amateurisme de l’exécutif (par charité chrétienne, on ne parlera pas des parlementaires) a été mis cruellement en évidence. Tant qu’il ne se passe rien de trop grave, le système fonctionne, tant bien que mal, souvent fondé sur le mensonge (« la France a le meilleur système de santé du monde ! », prétendait-on avant 2019).
Mais avec l’immigration débridée, le terrorisme islamique, l’insécurité et la guerre civile larvée, la crise sanitaire et la dépression économique qui s’annonce, cet amateurisme devient dangereux voire criminel.
 
Observez attentivement la méthodologie énarchienne : pour tout problème rencontré, les énarques ne savent que 1/ dépenser plus, 2/ augmenter les impôts pour financer le point précédent, 3 / légiférer.
Ils sont en train de tuer la France, alors que l’intelligence et l’imagination sont toujours aux abonnés absents. Ne parlons pas du patriotisme…
 
Je ne saurais terminer cet éditorial sans évoquer avec émotion la mémoire de Daniel Cordier. Avec lui disparait l’avant-dernier Compagnon de la Libération. Il avait rejoint le général de Gaulle à Londres à l’âge de 19 ans, et fut secrétaire de Jean Moulin. Il a publié il y a une dizaine d’années le récit de son épopée « Alias Caracalla », qui fut porté à l’écran en 2013. Image de la France Libre, il vient d’entrer, à 100 ans, au Paradis des Braves. C’est un nouvel acte d’une même lutte qui continue pour la France.
 
Marc Le Stahler
22 novembre 2020
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