Et si les « complotistes » avaient raison?

La sortie du film documentaire « Hold up » n’est pas passée inaperçue. Tous les médias « mainstream » en ont parlé. Avec une belle unanimité, ou presque, il s’en dégageait une sorte de parfum de complotisme avéré, qui cadenassait de fait tout débat. C’est devenu une sorte de rituel,  un réflexe « pavlovien » : tout propos s’écartant de la « doxa » bien-pensante, seule organe habilité à distinguer le vrai du faux, ne pourrait que provenir de personnes adeptes de la théorie du complot.

Mais… les complotistes ont-ils toujours tort ?

UN PHÉNOMÈNE ASSEZ RÉCENT

C’est probablement avec la publication du rapport « officiel » du 11 septembre, et des nombreuses questions soulevées qui n’y trouvaient pas de réponses, que le terme « complotiste » a été employé pour la première fois.

C’est un curieux abus de langage car, jusque là, on désignait les complotistes comme ceux qui fomentaient un complot, ou qui du moins étaient adeptes d’un complot. Aujourd’hui, les complotistes sont plutôt ceux qui le dénoncent, ce qui est pour le moins paradoxal. C’est ainsi qu’on fabrique des « éléments de langage », apanage des communicants. Dire de quelqu’un qu’il est complotiste signifie qu’il ne peut en aucun cas être crédible puisqu’il est parfaitement évident que, s’il y avait un complot, cela se saurait…

On veut donc « dépanurgiser » (pardonnez-moi le terme) le complotiste en le singularisant et en lui disant que l’humanité toute entière ne pense pas comme lui et qu’il a donc tort, puisqu’un seul individu ne saurait avoir raison contre la multitude. C’est un peu l’acte de naissance de la « pensée unique ».

UNE CONDAMNATION UN PEU HATIVE

La précipitation avec laquelle les médias « bien-pensants » ont réagi témoigne néanmoins d’une certaine fébrilité, peu incitative à l’ouverture d’esprit. De mon temps (si j’ose dire, bien que mon âge ne soit pas encore canonique) on nous conformait la pensée avec le triptyque « thèse, antithèse, synthèse » et cela développait la pensée critique. Aujourd’hui, les communicants nous assènent, au travers des fameux éléments de langage, prononcés sur un ton souvent péremptoire, des messages qui ne souffrent pas la moindre mise en doute. Ce corolaire moderne, destiné à canaliser sournoisement la liberté d’expression afin de la confiner (terme d’actualité) dans le périmètre du politiquement correct, ne saurait cependant satisfaire ceux qui, loin de douter de tout, cherchent néanmoins à comprendre.

Pour avoir visionné plusieurs fois ce documentaire, certes long mais captivant, j’ai essayé d’en récapituler mentalement les faits saillants. Nous subissons actuellement une vaste épidémie due à un virus qui se propage entre les humains. C’est un fait. Puisqu’apparemment il n’existait pas avant, c’est qu’il est apparu quelque part à un moment donné. La version officielle est que cela s’est produit en novembre 2019 à Wuhan, située en Chine. Pourquoi pas ? Ce point n’est pas contesté. Plus surprenant, par contre, est la façon dont cela a été traité. Les épidémies sont, hélas, des choses qui arrivent et leurs conséquences sont plus ou moins meurtrières. Sur cette échelle là, celle que nous subissons est parmi les plus légères.
Voici ce qu’écrit Klaus Schwab dans la conclusion de son livre « Covid 19 : la grande réinitialisation » à la page 281 :

« si l’on considère le pourcentage de la population mondiale touchée, la crise du Coronavirus est (jusqu’à présent) l’une des pandémies les moins meurtrières que le monde ait connu au cours des 2000 dernières années »

Dans ce cas, pourquoi avoir affolé tout le monde en provoquant un tel état d’angoisse ? Etait-il nécessaire de recourir à de telles mesures, après avoir annoncé qu’il existait un « Etat de guerre », qui allaient plonger notre pays  dans une récession sans précédent et au prix d’une dette publique colossale, venant s’ajouter à celle qui représentait déjà l’équivalent d’une année de PIB ?

Ces simples questions sont-elles légitimes ? Apparemment non. En tous cas, aucune réponse n’est venue. Pire, le mode de rapport entre le gouvernement et les gouvernés s’est transformé en relation parent-enfant, tel que défini en analyse transactionnelle. Nous ne sommes plus pris comme des adultes et nous ne devons plus poser de questions. Nous devons faire confiance, comme nous le faisions à nos parents.

DEUX CONCLUSIONS POSSIBLES. QUELLE EST LA BONNE ?

Soit nos gouvernants sont des incompétents, qui ont été effrayés à tort par cette pandémie, et qui ont agi inconsidérément, mais en pensant qu’ils ne pouvaient faire autrement, quitte à se tromper. C’est un peu la version Edouard Philippe, arguant du risque pénal.

Soit ils ont, et c’est la version la plus « conspirationniste », agi en toute connaissance de cause et conformément au « great reset ».
La réunion de Jackson Hole de 2019 ayant conclu à la destruction programmée du dollar en tant que monnaie internationale, une augmentation effrénée de création monétaire par les banques centrales n’étant possible que si les dettes publiques augmentaient de la même valeur, le coronavirus offrait pour ce faire une opportunité idéale. Pour cela, il fallait stopper l’économie et verser les salaires, ce qui s’est fait durant le confinement.

Le problème qui se pose est celui de la confiance perdue envers ceux qui nous dirigent. Et ce phénomène apparaît irrémédiable. Nous pouvons accepter beaucoup de choses, l’histoire du peuple français le démontre clairement, mais à condition d’avoir confiance en nos chefs.

Ce n’est plus le cas aujourd’hui.
Alors à vous de choisir ce qui vous paraît le plus probable…

Jean Goychman
17 novembre 2020

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