Les quatre verrous qui empêchent les Français de redresser la tête

Pourquoi la révolte du peuple français tarde-t-elle tant ? La lâcheté est assurément en cause, c’est-à-dire la peur de souffrir, mais aussi (voire surtout) la peur de courir le risque de souffrir (une peur au carré). Si la lâcheté explique l’inertie du peuple français, d’autres facteurs l’accentuent, la décuplent même. Ils agissent comme autant de freins, d’inhibiteurs de l’action. Quatre verrous font ainsi obstacle à la Révolution.

  • Le fantôme de Gandhi

Les élites mondialistes ont inoculé le poison du pacifisme, afin de mieux contrôler une population de moins en moins virile. Pour dire les choses simplement, c’est essentiellement un truc de franc-maçon : l’Esprit est plus fort que la Matière, le génie rationnel triomphe de la force barbare. Donc, le petit François n’a qu’à expliquer posément, de façon adaptée et inclusive à Mohammed les bienfaits de la liberté d’expression. Sauf que… un fou ou un fanatique n’est pas raisonnable, par définition : on connaît déjà l’épilogue de ce « dialogue des cultures ». L’idée que le citoyen civilisé, qui vit dans et par l’État de droit, serait supérieurement moral au barbare participe de ce même principe. Beaucoup de Français ne conçoivent même pas que l’islam puisse un jour s’imposer en Europe : la Raison plus forte que les Passions (religieuses, en l’occurrence). Les pratiques des « nouveaux Français » prouvant tous les jours le contraire, le spectre de Gandhi n’a pas fini d’émasculer l’Occident.

Solution : la pratique des arts martiaux et le maniement des armes, car c’est en forgeant qu’on devient forgeron. La violence n’est pas mauvaise en soi, c’est sa justification qui est sujette à questionnement moral. Et face à un couteau, mieux vaut être fort que gentil.

  • L’économie immatérielle

Jamais foré dans un mur ? Ou soulevé le capot d’une voiture ? Rejointoyé le carrelage ? Au moins, avoir déjà tapé sur un clou ? Jamais ? Énormément de Français n’ont jamais sali leurs belles mains blanches. Ils travaillent dans des bureaux climatisés, pas de potager chez eux, juste une pelouse… et cette petite machine cylindrique (hors de prix) qui tond l’herbe toute seule. Très forts pour « upgrader » un logiciel de compta, quand il faut changer une roue, y a plus personne. Les objets du quotidien leur sont étrangers, voire mystérieux : ils sont rigoureusement incapables d’expliquer leur fonctionnement. Conséquence ? Un sentiment d’impuissance absolue, une peur panique de devoir réparer soi-même, et donc une absence totale d’autonomie. Des gens qui ont peur d’une panne d’électricité (« comment recharger mon portable ? ») font rarement des foudres de guerre. Des notions telles que le couple mécanique ou le point triple des corps purs (température/pression) devraient être enseignées dans toutes les écoles, mais on leur préfère la théorie du genre et la break-dance…

Solution : y a pas de miracle, il faut apprendre à se débrouiller sans nos machines, apprendre à utiliser des outils, comprendre les mécanismes… ; bois, métal, maraîchage, mécanique : choisissez. Réapprendre à dominer son environnement, c’est vital (parfois littéralement).

  • Les représailles patronales

La séquence logique est méconnue, la voici ENFIN explicitée : dire non à l’islam = dire non à l’immigration = dire non à la mondialisation = dire non au grand marché mondial = dire oui au protectionnisme… sauf que beaucoup de patrons vivent de la mondialisation, ils font leurs chiffres d’affaires dessus (producteur de champagne, pour l’exemple). Il serait mal venu de s’y opposer. C’est qu’en période de chômage chronique et structurel, les patrons préfèrent ne voir qu’une tête, aucune qui dépasse et certainement pas avoir à gérer des fortes têtes. Qui osera se faire remarquer ? Qui osera risquer de perdre sa place ? Car on ne fait pas la Révolution de 5 à 7, ni en prenant 3 jours de congé. En outre, il y a le risque de l’échec : « vais-je pouvoir reprendre le cours de ma vie normale, à l’usine » ? Tu rêves, Fred ! Relire « La stratégie du mâle bêta », sur ce même site.

Solution : avoir dans sa gibecière une alternative économique, préparer un « reset de l’économie » pour après la Révolution : pas d’engagement total des prolos sans leur donner un horizon. C’est la seule manière de lutter contre le vertige du saut dans l’inconnu.

  • L’individualisme

Le petit François aura d’autant plus de mal à convaincre Momo du bien-fondé de la liberté d’expression que ce dernier est accompagné de ses 39 cousins. Face à un groupe structuré, une somme d’individus ne pèse pas lourd. Le collectif prévaut sur l’individu, dans toute société qui veut se donner un avenir. Sauf qu’on ne décrète pas qu’une somme d’individus devient un groupe d’un claquement de doigts. Il y a des règles à suivre, des contraintes à accepter. Penser que Didier-le-Gilet-jaune va se battre mordicus pour défendre le droit de Brice à jouir pleinement de sa seconde résidence dans la région Paca tient du délire éveillé. Didier n’est pas contre la liberté d’expression (caricatures du prophète Momo) mais il a d’autres priorités, en ce moment : se chauffer (relativement) convenablement cet hiver, par exemple. Le collectif exige de la réciprocité, un gain mutuel, une réelle valeur ajoutée. Pas sans « reset économique ».

Solution : redevenir des citoyens moraux, abandonner la cupidité comme principe régissant les rapports sociaux (profiter de la détresse d’un voisin, c’est immoral… de tout temps, en tous lieux). Si la France est dans l’ornière, y a pas fallu la pousser beaucoup !!! On se souvient de la directive Bolkestein ? Faire venir des plombiers polonais parce que les Français, « c’est que des feignasses ». Voilà pour l’exemple. La classe moyenne devra produire l’essentiel de cet effort…

Faire sauter ces 4 verrous… sinon ? Pas de Révolution, pas de reconquête de l’État… et donc la disparition de la Nation française à moyen terme (Grand Remplacement, désindustrialisation, dénatalité…).

Mais la révolte n’est pas obligatoire. Le peuple français peut très bien choisir de laisser la situation empirer. Pour ça, tout ce qu’il a à faire, c’est de… ne rien faire. Finalement, devoir baisser les yeux (et la voix) à proximité des musulmans, les Français le faisaient déjà avec leurs patrons : ils sont donc rodés, et ce n’est somme toute qu’un mauvais moment à passer. Maintenant, pour dire le vrai, les fils et filles de France de souche devront se débrouiller avec l’instauration de la charia, d’ici 10-15 ans… et ça va piquer.

Geoffrey Delavallée

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